Une trace de vie datant de 3,7 milliards d’années découverte au Groenland !

Article trouvé sur le site: Le journal des bonnes nouvelles

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Quand la vie est-elle apparue sur Terre ? À une époque où l’homme s’acharne à la faire disparaître (réchauffement, pollution, chute de biodiversité …), la question peut sembler provocatrice, en tout cas malvenue. Pourtant, une poignée de géomicrobiologistes poursuit inlassablement cette quête des origines. C’est au Groenland que l’équipe menée par deux géologues australiens, Allen Nutman et Vickie Bennet, a récemment découvert la plus ancienne trace de vie sur terre, selon leur publication dans la revue Nature. Une vie datant de 3,7 milliards d’années ! Soit 200 millions plus tôt que la précédente marque dénichée dans une roche australienne. Il faut dire que ces deux îles géantes possèdent les roches les plus anciennes de la planète. À vrai dire, il s’agit de traces indirectes et non pas de fossiles d’organismes.

 

À l’époque, la Terre, qui est encore dans son enfance (0,8 milliard d’années), abrite essentiellement des organismes monocellulaires, mous, sans coquille ou squelette, les cyanobactéries (également appelées algues bleues), dont la fossilisation est quasi impossible.

 

En revanche, ces bactéries (toujours existantes) rejettent une substance calcaire qui se minéralise en formant une roche feuilletée très caractéristique appelée stromatolithe. Or, ce sont justement des stromatolithes fossiles datés de 3,7 milliards d’années que les géologues australiens ont identifiés dans une zone du Groenland appelée la Ceinture verte en raison de roches métamorphites verdâtres. Cette découverte est à mettre, en partie, sur le compte de la bonne fortune. D’une part, parce que le réchauffement climatique a filé un sacré coup de main en mettant à nu cette roche autrefois couverte d’un glacier. Ensuite, la Ceinture verte groenlandaise est constituée de roches métamorphiques, c’est-à-dire de roches autrefois sédimentaires profondément transformées par la température et les très hautes pressions régnant en profondeur. C’est donc par miracle que du stromatolithe fossile âgé de 3,7 milliards d’années a pu traverser les ères quasiment intact, dans de petites poches rocheuses.

 

« De cette découverte, il faut donc conclure que les cyanobactéries étaient déjà au travail il y a donc 3,7 millions d’années, épurant l’atmosphère terrestre de son gaz carbonique et fabriquant l’oxygène nécessaire à la vie actuelle », note le paléontologue Jean-Paul Saint Martin, professeur au Muséum national d’histoire naturelle de Paris, spécialiste des stromatolithes. Autre conclusion de sa part : « Ces bactéries sont déjà des êtres complexes ayant nécessité au moins deux cents à trois cents millions d’années d’évolution, ce qui repousserait l’apparition de la vie au-delà de 4 ou 4,1 milliards d’années. » Et pas tellement au-delà puisque les océans terrestres se sont constitués voilà 4,56 milliards d’années et que le grand bombardement d’astéroïdes s’est poursuivi au-delà. Dans la revue Nature, la chercheuse Abigail Allwood, du Jpl-Nasa, se demande même si la vie primitive n’aurait pas conquis la planète en moins de 100 000 ans. Quoi qu’il en soit, tel qu’il semble parti, l’homme mettra bien moins longtemps à la faire disparaître.

Source : le-jbn.com

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